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Tournoi des Six Nations: le XV de France rencontre l'Italie avant le choc Angleterre

13 Mar 2010

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PARIS (AFP)
L'entraîneur du XV de France Marc Lièvremont devant son équipe, le 12 mars 2010 à Marcoussis, au sud de Paris

Le XV de France entame, dimanche (15h30) au Stade de France contre l'Italie, un acte en deux scènes vers le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations, à conclure le 20 mars contre l'Angleterre, une première perspective de titre depuis l'arrivée de l'entraîneur Marc Lièvremont.

Les éditions se suivent et ne se ressemblent pas pour l'entraîneur français, en place depuis l'après Mondial-2007. Comme pour son prédécesseur Bernard Laporte, il lui aura fallu deux Tournois "à blanc" pour entrevoir une perspective de Grand Chelem.

2008, après la déception de la Coupe du monde en France et le départ de Laporte, fut l'année de la revue d'effectif et des expérimentations. Du "galvaudage", dénoncèrent certains observateurs.

Pas moins de 34 joueurs furent testés pendant le Tournoi, dont des gamins quasi inconnus comme le demi de mêlée Morgan Parra et l'ouvreur François Trinh-Duc, qui font désormais partie de l'ossature de ce XV de France aux côtés des expérimentés Yannick Jauzion et Imanol Harinordoquy.

2009 fut l'acte manqué: une première défaite (21-30) en Irlande fit s'écrouler le château de cartes, et le sursaut d'orgueil (21-16) contre le pays de Galles ne fit illusion que pendant quinze jours, avant la déroute (10-34) en Angleterre.

L'Angleterre est, avec l'Australie, le seul adversaire qui échappe encore aux protégés de Lièvremont, dont le projet a paradoxalement pris corps face aux plus deux premières nations mondiales, la Nouvelle-Zélande en juin 2009 et l'Afrique du Sud en novembre à Toulouse.

Ce XV de France a donc mis plus de deux ans à aligner trois succès d'affilée toutes compétitions confondues. Mais après le succès (18-9) en Ecosse et la claque (33-10) infligée à l'Irlande, cette troisième victoire tant espérée (26-20), au pays de Galles, a laissé un profond goût d'inachevé, voire de "demi-miracle" avec ce réalisme outrancier interrompu par un 20-6 infligé par les Gallois en seconde période.

"Le débriefing du match nous a bien aidés à relativiser notre performance à Cardiff, à pointer nos insuffisances. On a vu que si on ne mettait pas les ingrédients, on était une équipe comme les autres", a reconnu Marc Lièvremont.

L'Italie, dans ce contexte, est l'adversaire idéal. A priori trop faible, malgré son succès (16-12) sur l'Ecosse le 27 février, pour anéantir la belle construction française avant l'Angleterre, mais assurément trop orgueilleuse et trop solide en conquête pour se laisser marcher dessus.

"L'Italie ne sera pas une formalité. On ne peut pas se permettre, on n'a pas assez de confort pour prendre une équipe de haut, quelle qu'elle soit. Si on rate cette marche, tout sera remis en cause", affirme le capitaine français, Thierry Dusautoir.

Les Français abordent donc cette rencontre avec prudence. L'équipe n'a en rien été chamboulée, lot habituel des adversaires réputés plus faibles. Le centre David Marty remplace Mathieu Bastareaud, préservé pour le "crunch". L'ailier Marc Andreu, qui connaîtra sa première titularisation en lieu et place de Julien Malzieu, est la seule "attraction" du jour.

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