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Superbowl: du spectacle et de l'émotion avec Indianapolis-La Nouvelle-Orléans

7 Feb 2010

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MIAMI (Etats-Unis) (AFP)
Le 43e Superbowl, le 1er février 2010 à Tampa.

Le 44e Superbowl, qui oppose dimanche à Miami (23h30 GMT) les Colts d'Indianapolis aux Saints de La Nouvelle-Orléans promet un spectacle offensif de première classe, avec deux des quaterbacks les plus doués de la NFL, mais également beaucoup d'émotions.

L'émotion sera certainement la plus palpable du côté des Saints, qui portent sur leurs épaules les joies et les peines d'une population qui se remet encore doucement des ravages de l'ouragan Katrina, qui a tué en août 2005 près de 1500 personnes dans la ville, la laissant à 80% sous les eaux.

Le premier Superbowl de l'histoire de la franchise de Louisiane a déclenché l'hystérie chez les habitants, qui ont retrouvé un sentiment de fierté.

"Les gens de La Nouvelle-Orléans nous disent que nous les inspirons mais ce sont eux qui nous inspirent", souligne Jonathan Goodwin, le centre des Saints. "Ils nous donnent de la force", assure le quaterback Drew Brees. "Ce que les Saints ont apporté à la ville est impressionnant", remarque aussi Peyton Manning, le quaterback des Colts, qui a grandi à La Nouvelle-Orléans.

Pierre Garçon, le receveur écarté d'Indianapolis, le 24 janvier 2010 à Indianapolis.

Ce Superbowl aura une signification bien spéciale pour Pierre Garçon, le receveur écarté d'Indianapolis. D'origine haïtienne, il est, avec le basketteur de Philadelphie (NBA) Samuel Dalembert, le sportif qui s'est le plus démené pour sensibiliser l'opinion américaine aux malheurs d'Haïti, où au moins 200.000 personnes sont décédées après le séisme du 12 janvier.

"C'est pour eux que je joue. Cela m'a rendu plus fort et plus solide", dit Garçon, une des révélations de la saison pour les Colts.

Dans un autre registre, il y aura aussi une pointe d'émotion chez Archie Manning. Ancien enfant chéri de La Nouvelle-Orléans, dont il a été le quaterback dans les années 70, il est le père de Peyton Manning.

"Celui qui croit que je soutiens les Saints au détriment de (l'équipe de) mon fils n'a jamais eu d'enfant", prévient-il toutefois.

Sur le rectangle vert, il ne sera néanmoins question que de spectacle entre deux des attaques les plus prolifiques de la NFL, menées par deux leaders charismatiques et passeurs de génie.

Peyton Manning des Colts, le 24 janvier 2010 à Indianapolis.

Peyton Manning, devenu le sportif modèle de l'Amérique depuis la descente aux enfers de Tiger Woods, a déjà mené les Colts à la victoire dans le Superbowl en février 2007. Un an plus tard, c'est son frère Eli qui le remportait avec les New York Giants. Une victoire dimanche offrirait un troisième succès en quatre ans à cette illustre famille de quaterbacks.

"Nous sommes parfaitement confiants et c'est grâce à lui", indique le joueur d'attaque Jim Saturday à propos du meilleur joueur (MVP) de la saison.

Manning a la faculté rare de savoir "lire" les défenses adverses en quelques secondes et de changer en un claquement de doigts les plans d'attaque des Colts.

Côté Saints, Drew Brees a les chiffres qui parlent pour lui: avec 70,6% de passes réussies cette saison (1er en NFL) pour 4388 yards gagnés et 34 touchdowns, il est le moteur de l'attaque la plus prolifique de NFL en 2009.

"Nous ne serions pas là sans Drew", assure d'ailleurs l'entraîneur des Saints Sean Payton.

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